Quitter Vercel : héberger son app Next.js sur un VPS A developer migrated a Next.js application from Vercel to a VPS to control costs and infrastructure. The key technique is using Next.js's standalone output mode to reduce Docker image size from 1 GB to 200 MB, with a multi-stage Dockerfile and proper handling of environment variables. The deployment uses a reverse proxy like Nginx Proxy Manager for HTTPS and routing. Vercel m'a longtemps convenu. Tu pousses ton code, trente secondes plus tard c'est en ligne avec un certificat valide, un CDN et des previews par branche. Pour démarrer un projet, je ne connais rien de plus confortable. Le problème arrive après, quand le projet vit. La facture grimpe avec le trafic et les fonctions serverless, certaines fonctionnalités propriétaires deviennent compliquées à reproduire ailleurs, et tu finis par ne plus vraiment savoir où ni comment ton app tourne. C'est un excellent point de départ, et un piège dès qu'on veut maîtriser son coût et son infra. Pour ce portfolio comme pour plusieurs projets clients, j'ai pris le chemin inverse. Un VPS à quelques euros par mois, une image Docker, un reverse proxy, un pipeline maison. L'idée n'est pas de revenir à l'âge de pierre du déploiement par FTP : je garde le « git push et c'est en ligne », mais sur une machine que je contrôle de bout en bout. Voici comment c'est câblé, et les deux ou trois endroits où je me suis fait avoir. La pièce qui change tout, c'est output: "standalone" dans next.config.ts . Au build, Next trace exactement les fichiers nécessaires au runtime et les recopie dans .next/standalone/ . On passe d'une image d'environ 1 Go à environ 200 Mo. Sans ça, tu traînes tout node modules dans ton conteneur de prod pour rien. Le Dockerfile est multi-stage : une étape pour installer les dépendances, une pour builder, une dernière qui ne garde que le strict nécessaire. deps : installe les dépendances cache Docker optimal FROM node:22-alpine AS deps WORKDIR /app COPY package.json yarn.lock .yarnrc.yml ./ RUN corepack enable && yarn install --immutable builder : build l'app FROM node:22-alpine AS builder WORKDIR /app COPY --from=deps /app/node modules ./node modules COPY . . RUN corepack enable && yarn build runner : image finale, non-root FROM node:22-alpine AS runner WORKDIR /app ENV NODE ENV=production RUN addgroup -g 1001 nodejs && adduser -u 1001 -G nodejs -S nextjs COPY --from=builder /app/public ./public COPY --from=builder --chown=nextjs:nodejs /app/.next/standalone ./ COPY --from=builder --chown=nextjs:nodejs /app/.next/static ./.next/static USER nextjs EXPOSE 3000 CMD "node", "server.js" Deux choses méritent qu'on s'y arrête. L'image finale tourne en utilisateur non-root nextjs:nodejs , parce qu'un conteneur web qui tourne en root, c'est une mauvaise habitude qu'on garde rarement gratuitement. Et il faut recopier public/ et .next/static/ à côté du server.js standalone à la main : Next ne le fait pas pour toi, et si tu oublies, ton app démarre mais sert tes pages sans CSS ni images. C'est le piège dans lequel tombe à peu près tout le monde une fois. Avec Next, les variables ne se comportent pas toutes pareil. Les NEXT PUBLIC sont inlinées au moment du build : elles finissent en clair dans le bundle JavaScript envoyé au navigateur. Il faut donc les passer en ARG au docker build , sinon elles seront tout simplement vides côté client. Les secrets serveur, eux la clé d'API d'envoi d'e-mails, le secret reCAPTCHA , sont lus au runtime et n'ont rien à faire dans l'image. Tu les injectes au lancement du conteneur via un env file . En pratique, mon docker-compose de prod référence un .env.production jamais committé pour les secrets, et reçoit les NEXT PUBLIC en build.args . La règle que je garde en tête : si une valeur doit être visible dans le navigateur, elle est bakée au build ; si elle doit rester secrète, elle arrive au runtime. Confondre les deux, c'est soit une variable vide en prod, soit une clé secrète publiée dans ton bundle. Le conteneur écoute sur le port 3000, mais je ne l'expose pas sur l'hôte. À la place, il rejoint un réseau Docker partagé avec un reverse proxy qui se charge du HTTPS et du routage. Ici j'utilise Nginx Proxy Manager, et autant le dire tout de suite : c'est un choix parmi d'autres, pas une obligation. Caddy ou Traefik font le même travail très bien. Si je prends Nginx Proxy Manager pour cet article, c'est pour sa simplicité de démonstration : tout se pilote depuis une interface graphique. Tu crées un « Proxy Host », tu pointes sergent.dev vers le conteneur portfolio sur le port 3000, tu coches Let's Encrypt, et le certificat est émis puis renouvelé tout seul. Le routage et le SSL se gèrent au clic, sans jamais ouvrir un fichier de configuration. C'est aussi sa limite. Caddy et Traefik sont plus dans la philosophie infra-as-code : la conf vit dans un fichier versionné, reproductible, qui part avec ton dépôt. Pour un serveur que tu montes une fois et que tu laisses tourner, l'interface graphique de NPM est imbattable en confort. Pour une infra que tu veux pouvoir recréer à l'identique sur commande, je regarderais plutôt du côté de Caddy. Les deux approches sont défendables ; je voulais surtout que tu saches que la brique est interchangeable. Côté compose, le service ne publie aucun port sur l'hôte. Il rejoint juste le réseau du proxy. docker-compose.prod.yml extrait services: portfolio: image: ghcr.io/