{"slug": "actualite-la-france-veut-entrainer-l-ia-europeenne-avec-son-nucleaire-edf-orange", "title": "La France veut entraîner l'IA européenne avec son nucléaire : EDF, Orange et Free lancent la plus grande usine du continent", "summary": "On May 20, a consortium of eight French companies including EDF, Orange, and Iliad (Free) announced the formation of AION to bid for one of five EU-funded AI Gigafactories. The project aims to build a sovereign infrastructure with over 100,000 AI processors powered by low-carbon nuclear electricity, leveraging France's abundant and competitive nuclear energy as a key advantage. The European Commission will select up to five sites from 76 expressions of interest across 16 member states in the coming months.", "body_md": "La France veut entraîner l'IA européenne avec son nucléaire : EDF, Orange et Free lancent la plus grande usine du continent\nL'Europe calcule, la France alimenteHuit entreprises françaises, parmi lesquelles EDF, Orange, le Groupe Iliad (Free), Capgemini, Bull et Scaleway, annoncent ce 20 mai la formation du consortium AION. Leur objectif : porter la candidature française pour accueillir l'une des cinq AI Gigafactories que l'Union européenne financera dans le cadre de son programme InvestAI à 20 milliards d'euros. Une infrastructure souveraine de plus de 100 000 processeurs IA, alimentée par de l'électricité nucléaire bas carbone.\nEn janvier 2026, le Conseil de l'Union européenne a adopté l'amendement au règlement EuroHPC qui autorise la création d'AI Gigafactories : des centres de calcul de très grande envergure, équipés chacun de plus de 100 000 processeurs IA avancés, capables d'entraîner les modèles les plus complexes du continent.\nL'initiative InvestAI, lancée en février 2025 par Ursula von der Leyen lors du Sommet IA de Paris, mobilise 20 milliards d'euros pour financer jusqu'à cinq de ces installations. La Commission a reçu 76 expressions d'intérêt provenant de 60 sites répartis dans 16 États membres, pour un montant cumulé de 230 milliards d'euros. La compétition est féroce.\nDans un monde où les capacités de calcul deviennent un levier de puissance, l'Europe ne peut pas accepter de dépendre d'infrastructures conçues, financées et opérées ailleurs.\nC'est dans ce contexte que le consortium AION officialise aujourd'hui sa candidature française. Les huit membres fondateurs couvrent l'intégralité de la chaîne de valeur : Bull apporte les supercalculateurs et les microprocesseurs, Scaleway et le Groupe Iliad le cloud souverain, Orange les réseaux et la cybersécurité, EDF l'électricité décarbonée, Capgemini l'intégration et le conseil IA, Artefact le déploiement opérationnel, et Ardian la capacité d'investissement industrielle.\nUn écosystème élargi, de Hugging Face à SiPearl\nAu-delà des huit fondateurs, AION fédère une vingtaine de partenaires technologiques, académiques et industriels.\nParmi eux : Hugging Face, la plateforme open source d'IA la plus utilisée au monde, Kyutai (le laboratoire de recherche IA fondé par Xavier Niel), LightOn, SiPearl (le concepteur du processeur européen pour supercalculateurs), l'INRIA, le GENCI (opérateur national du calcul intensif), Nokia, Schneider Electric, Sopra Steria, le Crédit Agricole et PariSanté Campus.\nLa présence de SiPearl est un signal fort : Bull a explicitement mentionné sa capacité à \"garantir une chaîne d'approvisionnement majoritairement européenne\" pour l'infrastructure IA, du matériel aux logiciels ouverts.\nCe qui manquait à l'Europe, c'était la capacité à fédérer ces forces autour d'un projet commun, à la hauteur de l'enjeu. AION, c'est cette ambition rendue possible.\nL'atout nucléaire français\nLa France dispose d'un avantage structurel que peu de pays européens peuvent revendiquer : une électricité abondante, compétitive et décarbonée à 95 % grâce au nucléaire et à l'hydraulique. L'enjeu énergétique est central pour les gigafactories.\nSelon Goldman Sachs Research, la demande mondiale d'électricité des datacenters augmentera de 165 % d'ici la fin de la décennie. En France, l'ADEME estime que la consommation électrique des centres de données pourrait être multipliée par 3,7 d'ici 2035. EDF, en tant que membre fondateur d'AION, positionne directement le nucléaire français comme l'énergie qui alimentera l'IA européenne.\nReste à savoir si Bruxelles retiendra la candidature française... Les pays nordiques (Finlande, Suède) proposent une électricité encore moins chère. L'Allemagne et les Pays-Bas disposent de hubs numériques matures. Le Portugal a déjà sécurisé un investissement de 10 milliards de dollars de Microsoft pour un datacenter géant. La sélection formelle des cinq sites est attendue dans les prochains mois. AION a posé ses cartes : au continent de trancher.\nSuivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques\nEnvie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.", "url": "https://wpnews.pro/news/actualite-la-france-veut-entrainer-l-ia-europeenne-avec-son-nucleaire-edf-orange", "canonical_source": "https://www.lesnumeriques.com/intelligence-artificielle/la-france-veut-entrainer-l-ia-europeenne-avec-son-nucleaire-edf-orange-et-free-lancent-la-plus-grande-usine-du-continent-n256213.html", "published_at": "2026-05-20 15:22:00+00:00", "updated_at": "2026-05-20 15:35:49.160970+00:00", "lang": "en", "topics": ["artificial-intelligence", "policy-regulation", "cloud-computing", "hardware", "data"], "entities": ["EDF", "Orange", "Free", "Groupe Iliad", "Capgemini", "Bull", "Scaleway", "Ursula von der Leyen"], "alternates": {"html": "https://wpnews.pro/news/actualite-la-france-veut-entrainer-l-ia-europeenne-avec-son-nucleaire-edf-orange", "markdown": "https://wpnews.pro/news/actualite-la-france-veut-entrainer-l-ia-europeenne-avec-son-nucleaire-edf-orange.md", "text": "https://wpnews.pro/news/actualite-la-france-veut-entrainer-l-ia-europeenne-avec-son-nucleaire-edf-orange.txt", "jsonld": "https://wpnews.pro/news/actualite-la-france-veut-entrainer-l-ia-europeenne-avec-son-nucleaire-edf-orange.jsonld"}}